9 juillet 2005
Mes chers amis,
Je vous écris dans l'espoir de recevoir de l'aide de votre part dans un problème qui nous dépasse,
nous, en tant que parents, du point de vue financier.
Si vous pensez que vous pouvez nous soutenir financièrement pour que notre fille ait une chance de vivre, nous
vous supplions de lire d'abord notre histoire et, ensuite, de décider.
Je vais vous raconter d'abord notre histoire tragique, mais qui pourrait avoir une belle fin, à savoir la
guérison de notre fille du plus rare type de cancer: HEPATOBLASTOME (cancer de foie).
Notre fille a 6 mois, elle s'appelle Cimpeanu Sabina Ioana, elle est née le 5 janvier 2005, 3.3 kg. Rien
n'anticipait l'affreuse nouvelle qui allait nous changer la vie.
Notre fille a été en bonne santé (à l'exception d'un simple rhume) jusqu'il y a un mois, le 10
juin 2005 où elle a eu de la fièvre, 38.5o C. Cette fois-ci nous n'avons pas fait appel à
notre médecin traitant (ce qui fut, peut-être, notre chance), mais à un de nos amis, le Prof. Dr. Arion
Constantin de la Clinique FUNDENI, spécialiste en pédiatrie.
Je pense que cela a été la grande chance de notre fille, et notre chance aussi, qu'elle soit
consultée par un médecin spécialisé dans l'oncologie pédiatrique. Biensûr, dès la
première palpation cet extraordinaire médecin avait compris qu'il s'agissait d'une hépatomégalie,
plus exactement de la plus rare forme de cancer (1 cas pour 1 million), et pourtant le plus fréquent aux enfants
de cet âge: HEPATOBLASTOME.
Il ne nous a pas dit ce soir là ce qu'il soupçonnait, mais il nous a pris rendez-vous le lendemain pour
une écographie abdominale, où on appris, dans le désespoir qu'il s'agissat d'un cancer d'une longueur de
11.8 cm au foie et que le médecin avait soupsonné cela la veille, mais qu'il n'avait pas voulu nous le
révéler avant d'en avoir la certitude à 100%.
Parmi les larmes qui ne cessaient plus de couler (et qui continuent toujours de couler; après la première
reprise de cytostatiques - quand l'aplasie est intervenue - cela signifie la dégradation des résultats des
analyses, des brûlures et blessures de la peau, en partant de sa petite bouche jusqu'aux pieds, toute sa peau
était à vif) nous avons cherché sur Internet toute information concernant ce type de cancer, concernant
les enfants qui eu cette maladie et, surtout, quels traitements pourraient exister et quel est le taux de réussite
de ces traitements.
Nous avons trouvé des nombreux cas d'enfants qui ont réussi à survivre à ce type de cancer et
leurs parents ont créé des sites pour aider ceux qui sont dans la même situation. A cette occasion nous
les remercions et nous remercions Dieu aussi pous nous avoir aidé à retrouver ces sites.
Nous avons appris que depuis l'année 2000 existe un protocole de traitement qui présente de bons
résultats et de grands taux de réussite et qui consiste en 4 ou 5 tranches de traitement aux cytostatiques
(CISPLATIN et ADRIBLASTIN ou DOXORUBICIN - d'où le nom PLADO) pour la réduction de la tumeur, une
opération pour l'enlèvement total de cette tumeur - ou plusieurs interventions si nécessaire), ou
même une greffe de foie, et, finalement, encore deux tranches de traitement aux CYTOSTATIQUES, justement pour
faire rentrer le cancer en remission.
Après 6 ou 8 mois de traitement le patient est regulièrement testé, et seulement après 4 ou 5
ans on peut avoir la certitude que le cancer ne recidivera pas.
Dans notre désespoir nous avons envoyé des mails à toutes les personnes dont nous avions lu le
témoignage sur Internet, à tous ceux qui ont encouragé ces enfants dans leurs pages internet, et, bien
évidemment à beaucoup de cadres médicaux qui ont participé à la guérison des enfants et
qui étaient bien présentés dans ces pages attendrissantes.
Nous avons eu la surprise de recevoir de nombreuses réponses, surtout des Etats-Unis (beaucoup d'entre'eux nous
ont proposé de nous héberger gratuitement et ils nous ont expliqué à quoi nous devions nous
attendre), et, en même temps, un médecin nous a répondu, de l'hopital "Royal Hospital for Sick Children"
de la ville d'Edinburgh en Ecosse. Ce médecin nous a répondu dès le premier jour (un dimanche!) et
encouragé et il nous a dit que notre Sabina devrait commencer son traitement le plus tôt possible, ou au
moins après la deuxième tranche de cytostatiques.
Après tout ce que nous avons lu sur Internet, nous n'étions plus étonnés de voir qu'un inconnu
nous aidait lorsqu'il savait qu'il pourrait aider un enfant souffrant (chose qui arrive en Roumanie très rarement
et lorsque cela arrive on se demande s'il n'y a pas d'arrières pensées). Ainsi nous avons gardé le
contact avec ce magnifique médecin qui nous a remonté le moral, ainsi qu'avec le docteur Arion. Nous
remercions Dieu pour tout cela!
Grâce à cela, nous avons appris qu'il y a 4 grands centres d'études et de traitement: aux Etats-Unis,
en Angleterre, en Allemagne et au Japon. Les Etats-Unis et le Japon sortent de la discussion car trop lointains,
l'Allemagne aussi car on ne connait pas la langue, le traitement est plus toxique et avec moins de réussite, nous
avons opté pour l'Angleterre, plus exactement l'Ecosse, EDINBURGH, Royal Hospital for Sick Childen.
Le traitement a commencé à l'hôpital Fundeni (la première tranche de cytostatiques), mais chez
nous il manque beaucoup de médicaments (pour la plupart nous avons du nous les procurer nous même), le
matériel médical est quasi inexistant, il n'existe aucune possibilité de faire l'opération.
J'ajoute aussi le fait que les mamans ramènent leurs médicaments, que l'on vole aussi des médicaments,
que l'on avait besoin de pistons à l'Institut d'Hématologie pour les trombocites, érithrocites, que les
infirmières sont souvent dépassées par leur travail, que les week-ends le médecin de garde n'arrive
plus à assurer son travail et qu'il sème plutôt la panique.
Ainsi, après de grandes péripéties et de peur de devenir fous, surtout la peur de ne pas pouvoir
aider son enfant souffrant, ou la peur qu'une complication apparaisse et que la petite meure avant de subir
l'opération, où le risque est le plus important, nous avons décidé de ne plus attendre la
deuxième tranche de cytostatiques dans notre pays (de toute façon on devait partir après la
deuxième tranche), d'accélérer les choses et de partir en Ecosse pour faire le traitement et
l'opération, surtout que notre petite Sabina est sortie de l'aplasie, les analyses se sont améliorées et
elle pouvait supporter un voyage en avion.
Le grand problème est resté le même: comment fournir la somme de 50 000 livres sterlines que
l'hôpital d'Edinburgh demandait, surtout que même la vente de notre appartement ne l'aurait pas couvert.
L'hôpital nous avait admis pour ce traitement, à condition d'arriver là-bas le 18 juillet 2005 - on n'a
pas assez de temps.
Cette somme ne doit pas être payée dès le début, il y a juste un partie qui doit être
déposée dans un compte en tant que garantie et le reste sera payé au fur et à mesure.
Bien entendu, si vous êtes intéressé, nous pouvons vous mettre à disposition tous les papiers de
l'hôpital, tous les mails que nous avons échangés avec le docteur Pritchard, toutes les analyses, tout
ce qui est nécessaire pour prouver que ce que nous disons est vrai.
Si vous pensez que vous pouvez nous soutenir financièrement pour que notre fille ait une chance de vivre
(surtout que les prochaines interventions dépendent de la qualité de l'opération) nous vous prions de
nous contacter.
En espérant que mon message sera entendu,
Florentin Cimpeanu (le papa)

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